VIAGGIO
IN BOLIVIA (versione in francese)
Categoria:
Racconti di Viaggio
Viaggiatori-Autori: Bruno
Giuliano
Numero di giorni:
Costo totale del viaggio:
Periodo: Marzo 2004
Compagnie Aeree:
Documenti: Passaporto
Sistemazione: -
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BOLIVIE À TOUTE POMPE (A TUTTA BIRRA)
Journal de voyage
à travers la province de Tarija en Bolivie
Mars 2004
Préambul
Entre Argentine
et Bolivie il n’y a plus que trois ou quatre passages de frontière.
Un de ceux-ci est San José de Pocitos, nommé simplement
Pocitos, village moitié argentin et moitié bolivien. Mon
exhaustive guide Lonely Planet dépense peu plus que quelque ligne
pour décrire cet endroit bizarre et maintenant je procurerai
de le peindre. Déjà je suis en train de le faire, car
le reportage que suive je l’écrive, sinon en directe, au
moins en différée de peu heures et assez à la barbe
de la grammaire et au fautes d’orthographe.
N’est-ce pas que je suis en vacances?
Vous me connaissez: d’accord qui je ne suis pas chichiteux, mais
je suis peut-être un petit peu masochiste à avoir choisi
de traverser vraiment ici la frontière. Je conseille vivement
de ne pas voyager pour ces parages en compagnie d’une personne
assommant, car c’est très probable qu’un individu
semblable vous fasse sauter les nerfs en circonstances dans lesquelles
on devrait maintenir droites toutes les antennes à sa disposition.
C’est donc conseillable maintenir votre concentration, soit pour
goûter l’exotisme du site, soit pour vous défendre
de tous les hincha pelotas (1), parce que ceux-ci, en reconnaissant
votre cara pálida (2) typiquement occidental, tâcheront
de vous tendre quelque piège. Oh! Rien de grave, on ne risque
pas de y laisser la peau, tout au plus une centaine de Bolivianos (3),
c’est-à-dire une dizaine de Euro.
Nous sommes ici au centre du trou de l’ozone et, avec ma peur
maniaque des rayons ultraviolets, je crois être dans ces jours
les plus clairs de peau entre tous les visiteurs que je suis en train
de rencontrer en Amérique Latine. Protégé par un
sombrero (4) à bord large et en semblant un poulet d’élevage,
donc visible à la distance de centaines de mètres, j’attire
l’attention de tous les estafistas (5) des parages et, malgré
ma complète possession de la langue, je ne réussis pas
à éviter le rôle de poire idéal pour la joie
de ceux-ci.
Vous épuisez bien les introductions nécessaires, je vais
commencer: vautrer-vous en fauteuil et lisez avec attention, car au-delà
de vous amuser, même vous pourriez apprendre quelque chose d’utile
pour un éventuel votre voyage. Une course virtuel le vôtre,
mais tout gratuit, por supuesto(6).
Oh! Je me vais oublié: le titre italien original est "Bolivia
a tutta birra"(7) et je l’ai choisi car je suis en train
de passer comme un éclair, mais vous ne me pensez pas tout de
suite un ivrogne.
Le vendredi, après-midi en Pocitos.
Le bus provenant de Tartagal, la dernière ville argentine digne
de tel nom, il s’arrête au premier place des confins, à
environ cinq kilomètres de la frontière effective en Pocitos.
Ici on contrôle seulement les encomiendas (8) et pas nos bagages
personnels.
Aussi en sud Amérique il est interdit de fumer sur les moyens
des transports publics et vu que le contrôle des marchandises
arrimés dans le ventre du bus il va se prolonger dans le temps,
je descends pour m’accorder une clope en compagnie d’un
missionnaire mormon (9) avec lequel j’ai bavardé jusqu’à
maintenant.
Le passage de l’air conditionné aux trente-six degrés
de l’extérieur ne me surprend plus que tant et c’est
suffisant m’enlever la campera (10) couleur caki pour me sentir
bien.
J’aime la chaleur que semble opprimer le 99,99% des autres gens,
autrement je ne viendrais pas ici dans cette période.
Le mormon est un garçon bolivien dans les trente ans, très
gentil et avec moins de barbe que je ne m’imaginasse par un personnage
de son rôle. Il n’est pas habillé de noir et n’est
pas suivi par demi douzaine de épouse comme il s’attendrait
celui-ci qui a vu dizaines de films western, où ces types toi
les trouves assis à la cassette avec le winchester sur les genoux
et une paire de douzaines entre fils et femmes bondées dans le
conestoga.
Il me confie que ses confrères aussi sont présents en
Europe et que les Italiens sont en absolu le plus rétif à
se convertir à leur foi et alors je lui étale ma paradoxale
théorie sur le polythéisme catholique, typique des pays
méditerranéens. Il ne semble pas très convaincu,
mais il doit admettre la puissance de Saint Gennaro, des nombreux Saint
Antoine et compagnie qui composent notre Panteon, au-delà à
la concurrence redoutable des Témoins de Jéhovah. La dissertation
religieuse s’arrête là et nous prenons à parler
des voitures et maisons constructrices d’un point de vue socio-économique.
Enfin, quand déjà j’en ai ras le bol et suis en
train d’allumer la cinquième cigarette, on repart.
Au bord, un monsieur âgé me raconte qu e dans sa jeunesse
n’existaient pas douanes entre Argentine et Bolivie; en ce temps-là,
on passait librement la frontière et, por supuesto, la contrebande
n’existait pas.
La gare des cars est un simple abat-vent et est loin de Pocitos non
plus de quatre-cents mètres. Tout de suite je me réjouis
d’avoir laissé la valise à la ville de Salta (11)
et avoir opté pour charger peu de chose dans un gros sac à
main, car le parcours vers les maisonnettes de Pocitos serpente dans
les champs, endroit peu apte pour les petites route d’une valise
en plastique dure. Il aurait encore été mieux m’apporter
le sac à dos. Malheureusement, le jour avant du départ,
je constatai qu’il était saleté de la boue de la
dernière excursion et déjà ma femme avait une barbe
de trois jours pour pouvoir lui demander de le laver et l’essuyer
en temps: en ce cas c’est mieux ne pas avoir la main lourde.
Je travers désolée ce qui reste des voies du chemin de
fer qui réunissait les deux états. J’aime ces pays
et je souffre de la disparition, ou mieux, une vraie extinction, de
los ferrocarriles (12).
Pendant que chemin vers le patelin quelqu’un insinue qu’il
doit être en cours une grève de bus et taxi. Ça
me flanque un coup, mais après des peu mètres je reprends
vigueur lorsque viens savoir que la grève est juste finie. Au
bonne heure j’arrive au premières maisons du patelin, tout
en sueur dessous à la campera que je dois pour force mettre à
cause de sa commodité de ses innombrables poches, utiles quoique
source à fois de grande confusion, mais auquelles je ne peux
pas renoncer.
Celles-là, qui peut-être dans les ans ‘50 étaient
maisonnette digne, maintenant ils montrent le déclin d’un
état qu’en ce temps-là était à le
cinquième rang dans l’échelle mondial des nations
plus riches. Chou, je pense que bientôt aussi l’Italie sera
ainsi avec ces Chinois que frottent nos marchés et qu’en
plus ils nous contrefont les marques de fabrique.
Le dégrade environnemental et humain est désolant. Une
puanteur de frites probablement en huile de colza, à raison je
dis puanteur et non parfum, il m’éloigne la faim qui seulement
jusqu’à peu minutes avant me serrait l’estomac, mais
je n’ai pas temps à me déprimer car ma curiosité
prévaut et les stimulations ne manquent pas.
Une queue interminable des petites charrettes à la main, chargée
avec cinq ou six sacs de blé - une paire de quintaux en tout
- ils avancent vers la douane à intervalle d’environ un
minute. A les pousser ce sont gens menus, de peau brune avec de cheveux
lisses et noir.
En passant devant à un Kiosko (13) je lis le titre de quotidien
qu’il me révèle qu’aussi Diego Armando Maradona
est en train d’entrer en Bolivie plus ou moins à cette
heure. Il va débarquer de l’avion à Sainte Cruz,
accueillie par hommes politiques, assiégé par journalistes
et fans, pendant que je tâche de ne pas attirer l’attention.
Bah, je suis en train de m’amuser peut-être de plus que
le Pibe de Oro, au moins je n’ai pas besoin de cocaïne pour
essayer émotions fortes dans ce moment. Je vais à considérer
ce que je suis en train de vivre maintenant comme une aventure, c’est
ici un tourment quotidien pour les gens locaux que, dès qu’il
peuvent, ils font les valises pour tomber de Carybde en Scylla des villas
miserias (14) croissants autour de Buenos Aires et autres grandes villes.
Garçons... il vaut mieux changé sujet et que je me jouisse
le vacances, méritée, après cinq ans de travail.
En zigzaguant j’arrive au point où un militaire divise
les étrangers des locaux et il m’adresse à une table
où trois jeunes gendarmes argentins m’attendent. Ils apparaissent
joyeux et disponibles. Celui à l’ordinateur me confie d’avoir
la double nationalité argentine-italienne et il me demande de
parler dans ma langue puisqu’il traduira aux collègues.
Je le seconde en l’aidant, car sa familiarité avec l’Italien
est seulement présumée. Ils sont curieux de savoir des
ponts qui se trouvent sur le derrière des billets des Euro, ou
mieux, ils me demandent de leur en montrer quelques billets. Je ne sais
pas sur quel pied danser, mais de toute façon je décide
de les contenter et leur montre une coupure de cinq et une de dix, en
évitant d’extraire ce-là de cinquante... on ne sait
jamais. (Aïe! je croyais être un malin, mais la estafa sera
différent.)
Vous remarquez que ici je ne me fie pas de personne, non plus de la
police.
Je leur raconte que les ponts représentés n’existent
pas, mais ils sont d’imagination, dessinés pour ne pas
créer jalousie entre les composants de l’Union et notre
bon sens européen vient approuvé à l’unanimité.
Jusqu’ici ils m’ont seulement demandé le passeport
et personne contrôle le sac: il semble qu’à eux intéresses
seulement bavarder avec l’italien, le premier à passer
par ici dans les derniers mois. Après d’une vingtaine de
minutes de conversation amicale ils me rendent les Euro et le passeport
que je remets en poche sans l’ouvrir pour le contrôler.
Un d’eux m’accompagne dehors en me frayant le chemin au
milieu de la foule avec autorité, comme on accompagne un président,
et enfin il me salue. Donc, je mets pied en Bolivie.
Je m’attends l’habituel barrage, avec une barrière
et des militaires, par contre je ne rencontre pas des obstacles et arrive
dans la zone des taxis. Il me semble incroyable que personne ne me contrôle
et demande explications au chauffeur de taxi que m’indique un
microscopique écriteau, jusqu’ici invisible à moi
que j’avais parcouru le côté de la rue envahi par
les camions arrivés à charger le grain des charrettes.
C’est la ensigne du Bureau d’Émigration. Avant d’entrer
je demande au chauffeur de taxi des renseignements sur ce commerce de
blé.
L’explication c’est très simple: en Argentine, nation
de plaines énormes, le blé coûte très peu,
beaucoup moins qu’en Bolivie, nation principalement montagneuse.
L’agriculteur bolivien peut se rendre au-delà de la frontière
pour acheter une paire de quintaux pour "usage personnel"
sans payer douane.
Peu importe s’on le fait tous les jours ou plusieurs fois par
jour, au moins il semble ça n’intéresses pas aux
douaniers ou peut-être que soit tout un jeu où tout le
monde on gagne (15). En tout cas ce grain est acheté par les
grossistes boliviens à un prix légèrement supérieur
et il laisse Pocitos en voyageant sur gros camions direct à la
région de Sainte Cruz ou d’autres parties de la nation
où les grossistes pourront le revendre et gagner un tas d’argent.
Ce que j’ai décrit est el comercio de las hormigas ou el
camino de las hormigas. (16).
Jamais semblable comparaison fut tant juste, car la voie des fourmis
est une traînée sinueuse de grains de blé accidentellement
tombée des sacs pour centaines de mètres entre Argentine
et Bolivie. Bien, maintenant que j’ai vous révélé
el asunto (17) je peux m’apporter à l’émigration
où le dirigeant bolivien me fait remarquer débonnairement
que sur mon passeport il manque le visa de sortie d’Argentine.
Aucun problème: compréhensif il me dit de revenir en arrière
et me le faire apposer. Revenir en arrière?
Des clous! Il y a au moins deux-cents mètres de queue.
Comme sorti du rien, un type d’une figure pointue se rapproche
et propose de me faire passer devant tous pour trente Bolivianos. Maintenant
je comprends qu’en "oubliant" de me timbrer le document
toute la compagnie m’a roulé. Le mec effectivement me fait
sauter la queue et je peux mettre le passeport en main à un douanier
argentin de notre côté. Les trois malins d’avant
je ne les peux pas voir d’ici, mais de toute façon peu
minutes après le document est en règle.
Ceux-là se diviseront mon argent en trois: les sympathiques garçons
argentins curieux des ponts, le débonnaire fonctionnaire bolivien
et le magouilleur zélé.
Quoi dire? Une nouvelle expérience achetée à bas
prix. Je ne me fache plus que ça, car l’intelligence du
truc me rassure: personne ne m’attaquera s’il est beaucoup
plus facile m’escroquer. Même ne me passe pas pour l’antichambre
du cerveau qui maintenant, moi aussi, je suis passé dans la liste
des corrupteurs en payant pour sauter la queue.
Du côté Bolivien de Pocitos le trafic est chaotique et
l’avancer des autos est compliqué par les manoeuvres des
gros camions. Mon taxi n’est pas une exception: c’est un
continu zigzaguer entre ces poids lourd et les autres véhicules.
La convention de la main droite ne semble pas exister, autant que la
règle de dépasser sur la gauche seulement.
Toutefois un quelque mécanisme d’autorégulation
il doit d'être, je crois. Les trajectoires se coupent continuellement
et à éviter les collisions, incroyablement rares, on dirait
qu’il soit suffisant un brefs coup de klaxon, une espèce
de sonar comme pour les chauve-souris dans la nuit.
Nous laissons la frontière et parcourons une rue avec le fond
en ciment qu’il provoque fortes secousses conséquentes
aux joints de dilatation. Courage, selon le chauffeur celle-ci est la
meilleure rue de l’entière Bolivie!
Finalement, après 5 km nous arrivons à Yacuiba, un site
qu’on peut définir ville. Tout d’abord j’achète
un journal et m’assieds dessus la pergola d’un bistro pour
me faire une soupirée petite bière et un consolant sandwich.
Je lis sur le quotidien que le président argentin Kirchner est
en train de tenir sur des charbons ardents le Fond Monétaire
International en menaçant de ne pas payer les dettes de son pays.
Peu m’importe de leurs problèmes et du Fond, car aujourd’hui
déjà quelqu’un m’a bien roulé.
Le vendredi
tard après-midi en Yacuiba
quien no llora no mama
Je lis cette phrase
dans un article sur le caractère des habitants de Santa Cruz,
la Milan bolivienne. C’est un mot populaire que j’entendis
la première fois en une vieille et fascinante chanson sud-américain.
Enfin, en la lisant, je comprends qu’il signifie que lesquels
qui ne pleurent pas, aussi ne sucent pas. C’est partout la même
chose et ici Rome larrone est La Paz, mais dignement les cruzeños
par conséquence, ils ne pleurent et ne tètent pas.
L’hôtel qui je choisis est de trop récent construction
pour paraître sur ma Lonely Planet et il semblerait être
seulement la paresse à me le faire choisir, car je leve à
peine mon derrière de la chaise du bar et traverse la rue peu
commercée pour l’atteindre.
En réalité, malgré la faiblesse à la vue
qui m’accompagne dans l’après-midi pour revenir celle-là
du chat la nuit, mon navigateur automatique a vu, ou deviné,
que la fille au banc du réception n’est pas mal et que
l’hôtel dispose d’un emplacement Internet pour envoyer
à vous, mes lecteurs, mon reportage bi-journalier.
La fille est aussi gentille et le prix de la chambre n’est pas
cher: c’est une affaire faite.
Nous entrons dans ma chambre où tout de suite je lui demande
de m’expliquer comme ils fonctionnent l’air conditionné
et le ventilateur, car je ne réussis pas à les exclure
avec le télécommande japonais gravé avec des idéogrammes
mystérieux du soleil levant. Elle ne réussit non plus.
Il y a peut-être une panne dans la télécommande
et alors j’allonge les bras assez en haut pour débrancher
radicalement la fiche, mais je y n’arrive pas.
Avec le but de m’aider elle monte sur une chaise, y réussit
mais cahote. Je la saisis avant qu'elle tombe: c’est le premier
petit cul bolivien qui je touche dans ma vie. Nous éclatons de
rire. Le sympathique accident débloque les deux en nous préparant
aux longs dialogues que nous aurons pendant mon bref séjour en
Yacuiba.
Maintenant je me lave, me relave et me rince, puis je me rase et même
me peigne.
Avant de dialoguer avec la chica j’entretiens une fructueuse séance
sur le water: un vrai voyageur prend ces tâches très sérieusement.
Pendant que je me trouve là-dessus le téléphone
sonne: pas des problemes, il y en a un récepteur aussi dans le
bain. La fille m’avertit que l’eau a été enlevée
et qu’il ne reviendra pas à jaillir avant d’une heure,
une fois finie une réparation à l’installation.
Parbleu! Je me retrouve avec un gâteau puant en poêle et
je ne peux pas l’évacuer! J’ouvre la fenêtre
et descends pour me laver les mains à la latrine de la hall,
puis je sors pour me faire un petit tour armé de la fidèle
Nikon.
Il fait chaud de façon étouffante et je m’arrête
à un étalage où je demande une citronnade. Ils
me servent un verre de lima, une variété de citron qu’on
doit essayer dans la vie. J’avais jusqu’à présent
goûté seulement son jus mélangé dans un coctail
de Pisco, un distillat de vin péruvien bu en Chile, mais qu’ils
m’avaient conseillé en France: et dis-le vous, chou, que
moi je suis un cosmopolite!
Est-ce que ici on trouve le Pisco? Non!
Vous devinez qu’on boit partout: le Fernet Branca (18) produit
sur notre permission en Argentine. La mixture est une espèce
de Cuba Libre où à la Coca Cola il ne s’ajoute pas
du ron (19) , mais du Fernet. Les proportions sont plus ou moins les
mêmes. Comment ne peux pas je l’essayer? Bientôt mon
intestin paiera cher le prix de ma curiosité.
Lorsque je retourne en chambre je ne me rappelle pas de l’absence
de l’eau et me retrouve de nouveau avec la panse gargouillante
et dans la nécessité de me libérer, car j’ai
exagéré avec le Fernet en découvrant des inattendues
qualités purgatives en cette boisson. J’entre en bain à
marche arrière en me déshabillant et en jetant la robe
comme les vamps font dans les films de Hollywood et, toujours en rétrogradant
et sans regarder, je pose les fesses sur le water. D’une façon
cohérente à mes intentions et aux fonctions de cet appareil
d’origine anglo-saxon, je décharge l’entier stock
et je me lève soulagé de quelque kilo. Je me tourne pour
tirer l’eau et je vois... Sainte Vierge Prune!(20)
Additionnée au précédent, la nouvelle charge déborde!
Il me vient une grande peur qu’en tirant la chaîne on inonde
la chambre et je début une manoeuvre qu’on pourrait définir
"tactique d’allégement". Je prends le gros verre
que tient la brosse à dents et verse de l’eau en la cuvette
en mettant de l’attention.
Cette manoeuvre rentre dans une plus générale "stratégie"
de l’expulsion, mais donne résultats incertains, donc je
risque et actionne la chasse d'eau. L’eau est juste retourné
et j’ai plus des chances que Napoléon à Waterlò:
tout il disparaît dans le rien.
Aujourd’hui c’est la premièr fois que je me donne
de relâche.
Paóla (ici cet prénom se prononce en détachant
la "à" et la "ou"), la réceptioniste
est une causeuse aimable, mais nous nous trouvons bientôt assiégés
par trois petites pestes âgés entre deux et quatre ans.
Ces ne sont pas ses petites frères, mais ses fils, pourtant elle
ne montre pas plus de 22 ans et je découvre qu’elle en
a seulement 19!
Encore une fois je retrouve l’habituelle merveille, parce que
pour les Sud-américain il est inconcevable avoir un fils seulement
et que pour tourisme un homme marié ne voyage pas avec la famille
au remorque. Ils le comprendraient bien pour travail, mais pour vacances,
non! Dorénavant je me déclarerai soltero (21) , et aussi
peut-être qui je me fasse une fiancée!
Je sors de nouveau pour me promener en rond.
Je cherche un taxi officiel entre une multitude d’illégaux.
L’idée meilleure aurait été de demander à
Paóla d’en appeller un pour téléphone, mais
je me trouve en la place principal, au moins 500 mètres de là.
Je ne sais pas comme il fonctionne ici , mais en Argentine il y a principalement
trois catégories d'autos publiques:
1, les remìs, d’une façon générale
nouvelles voitures avec air conditionné et légalement
autorisées à opérer.
2, les taxis, vieux et détraqués cependant eux aussi légalement
autorisés.
3, les mêmes deux d’avant, mais illégaux: je les
déconseille vivement car l’épargne est incertaine
et les disputes très probables.
Après une attente inutile d’une dizaine de minutes, en
considérant la tranquillité de la ville et l’amabilité
des gens, je monte sur le premier illégal que passe, à
condition qu’il me portes à la gare des bus. Je veux m’informer
sur le trajet pour la mythique Tarija, la splendide capitale de la région.
Comme reporté sur ma carte et vérifié par ma boussole,
le mec prend la rue juste et il se dirige vers la banlieue. Après
un certain temps, dès que nous sommes dehors du centre de la
ville, il dévie pour un calle (22) latéral ne pas asphaltée.
Je me mets à la garde et, avec la main dans la poche de la campera,
je serre dans le poing le récipient de bobines photographiques,
maintenant plein des monnaies et très lourd au éventualité.
Dans ma vie je n’ai jamais eu occasion d’utiliser ce "poing
de fer", l’unique arme que je porte toujours avec moi.
Je lui demande gentiment s’il a compris que je désire aller
à la gare.
Il répond que oui et continue à zigzaguer pour ruelles
contournées par maisonnettes précaires type favelas. Tiens!
Nous sommes encore pendant la journée au clair du soleil, je
me dis pour me tranquilliser. Évidemment la protectrice des voyageurs,
la Sainte Vierge de Luján m’aime beaucoup et, quoique par
des voies détournées, nous arrivons au terminal. Fausse
alarme, donc.
Au retour un chauffeur de taxi autorisé me clarifie que le type
d’avant évidemment
désirait éviter de tomber dans les contrôles de
la police routière et pour ce motif il faisait les gymkhanas.
Je reviens à l’hôtel avec une idée folle.
La Lonely Planet suggère de faire auto-stop aux camions qui vont
à Tarija. N’on economise pas d’argent puisqu’il
se paie le camioneur le même prix du car, mais on y assiede en
premier rang en réjouissant du paysage et en plus on peut descendre
quand on veut pour pisser.
Je demande à Paóla s’elle connaît un camionero
et après tentatives inutiles de me dissuader, elle me dit où
chercher. Je vais à la taverne où les routiers vont déjeuner
et je demande au mozo(23) si quelqu’un me peut prendre au bord
en voyageant pendant la journée. Je connais ainsi Edmundo, imposant
comme l’acteur Gerard Deparduieu que a interprété
Edmonde Dantés dans un récent serial de la télévision.
En associant sa massive taille au Comte de Montecristo je ne risque
pas d’oublier son nom.
Point délicat, celui-ci, de ma mémoire. Comment je fais
à me rappeler le nom de Paóla, par exemple? Simple: je
l’ai écrit en caractères cyrilliques pendant qu’elle
me le disait.
En cyrillique je grave aussi mes notes et jusqu’ici je n’ai
pas encore trouvé personne que les comprenne.
L’avantage de voyager en camion respecte à l’autobus
n’est pas limité à ce que j’ai exposé
avant: le bus voyage seulement pendant la nuit et on ne voit pas le
paysage, même dans des nuit comme ceux-ci avec la lune croissante.
Au contraire notre voyage de neuf heures se déroulera avec au
moins cinq d’elles de lumière diurne, en partant à
l’après-midi dès que le camion du comte sera rempli
du blé des hormighitas de Pocitos.
Considéré le local et en supposant d’inspirer confiance
à Edmundo, je demande si on peut goûter un liqueur mystérieux
que encore je ne sais ni comme il est fait, ni comme il s’appelle.
Mais non! Même ici ce liqueur est illégal comme en Argentine.
En réalité je découvrirai demain que je me suis
expliqué mal: ils ont compris que je voudrais essayer un tord-boyaux
de facture paysanne qui s’appelle alcól simplement. Le
nom qui je ne rappelle pas c’est chicha. Les différents
types de chicha se vendent ici librement dans les bars et surtout en
magasins spéciaux nommés chicherías. Edmundo me
cligne d’oeil comme il a probablement vu au cinéma, car
ici encore je n’ai remarqué personne le faire. J’ai
compris: je le goûterai pendant le voyage: ah! Le goût de
l’interdit!
Il fait nuit. Je salue et sors à la chasse d’un restaurant
un peu de luxe, ce n’est pas peu en considerant la vie d’enfer
qui je mène: que fatigue s’amuser!
Soir du vendredi en Yaquiba
Je choisis un petit coin et je m’assieds à côté
d’un ñandú (24) empaillé. C’est un
oiseau majestueux et facinant, mais qui terrorise un enfant. Le petit
se met à pleurnicher et il ne s’arrête pas, tant
que le petite famille s’excuse et enlève les tentes: heureusement
parce que le garçon du local parle à basse voix et je
n’aurais pas compris rien.
Il y n’a pas poisson de fleuve et les alternatives à la
viande ils sont peu. Les premiers plats ont des noms très semblables
aux nôtres: tallarines, ravioles, pizza... mais la pizza on la
trouve partout!
Avant de me lancer sur celles qui je présume soient des tagliatelles,
je consulte ma guide car je voudrais me rééquilibrer avec
une belle soupe de seul légumes. Parbleu, il y a de la viande
en toutes les plats.
J’en choisis une quelconque et je demande de ne pas y mettre du
poulet. Pour seconde je vais par la force des choses sur la viande et
je choisis celle de cochon, rare à se trouver en Argentine, mais
assez commune et agréable ici en Bolivie.
Vin? Et pourquoi non? Un coup de chance! De quelque part il sort une
bouteille de Malbec de cinq ans produit en Mendoza en seul 2.000 bouteilles
numérotées. Comble de raffinement la bouteille est confectionnée
dans un tuyau comme de nous on fait pour les wisky de grande marque
seulement. Le prix est salé: il me coûtera cinq fois l’addition
du manger, mais cette soir je m’en fiche royalement. Le garçon
voudrait mettre la bouteille dans la glace. Mon dieu! laisse-la ici
et mets-toi la glace dans cet place-là!
Au fin du repas, je sors bien cuit et je fais pour apporter avec moi
le tuyau pour souvenir quand une fille me demande si je la lui offre.
Et comme je ne pourrais pas devant à un sourire semblable?
Heureux de la bonne action quotidienne achevée je vais dormir
le sommeil du juste. Paóla est là encore. Je regrette,
sans faute c’est un tort à sa beauté, mais je suis
trop fatigué pour la rêver cette nuit. J’espére
qu’elle ne me entende pas ronfler.
Pendant que je repose, supportées cette digression, car il vous
servira demain pour mieux comprendre la continuation de mon voyage.
El Gauchito Gil
Dans les précédents voyages j’avais autre à
que penser car j’étais plus jeune, mais cette fois j’ai
voulu arriver au bout de l’affaire. Je me réfère
aux fréquents attroupements de drapeaux rouges qui se trouvent
le long des rues argentines. En la partie la plus grande des cas elles
sont mises par des camionneurs parce qu’un mortel incident arriva
là à un de ses camarades.
Il n’y aurait rien de bizarre si les drapeaux apportassent inscriptions
ou images de saints officiellement sanctifiés comme Saint Bernard
ou Saint Joseph et ainsi de suite. Non! Elles sont dédiées
au Gauchito Gil! Un bandit! Et à lui on demande des grâces
comme à Naples on fait avec Saint Gennaro!
Voici une chose sue par ce monsieur-là rencontré sur le
bus que me porta au Pocitos:
"Les chapelles votives minuscules font partie du paysage aux bords
de n’importe quelle rue argentine.
Personne ne sait bien qu’il les construisit ou qu’il laissa
pour la première fois des bougies et des bouteilles avec l’eau
que les entourent. Elles furent construites en mémoire de personnages
légendaires, en général avec une charge forte de
religiosité conditionnée à leur mort. De cette
façon, la représentation d’un événement
religieux cohabite avec une gamme ample de croyances, mythes, rituels,
icônes, qu’ils diluent les limites entre le quotidienneté
et les faits religieux.
D’une façon générale ils sont personnages
du dix-neuvième siècle, mais dans les derniers ans se
sont élevés des "saints" contemporains qu’ils
ont été très populaires et charismatiques en vie,
et qu’ils sont tragiquement morts. C’est le cas de la chanteuse
de bailanta Gilda, et du coureur automobile Osvaldo Pato Morresi.
Dans les ans autour du 1850, le gaucho Antonio Gil Núñez
était le chef d’une bande qui volait aux riches pour donner
aux pauvres. Un Robin Hood argentin, donc. On croit qu’il soit
né en Mercedes, dans la province de Corrientes, peut-être
en 1847 et dans le cimetière de cette ville fut enterré
son corps.
Il mourut un jour d’été austral, exactement le huit
janvier 1978, peu plus que à trente ans. On connaît sa
histoire à partir de sa jeunesse, quand il tomba amoureux d’une
jeune veuve que intéressait aussi au commissaire du pays. L’agent,
irrité parce que la veuve le repoussait, il commença à
persécuter Antonio Gil en profitant du pouvoir de son autorité,
jusqu’à quand ils s’affrontèrent à
coups de poignard dans un bistrot. Dans la dispute le Gaucho atterra
le rival et au lieu de l’égorger comme tradition, le laissa
en vie. Cependant, l’agent ingrat continua à persécuter
Gil comme auteur d’attentats à l’autorité
et Antonio dut fuir du pays.
Dans cette période, la confédération des provinces
argentines se trouvait en guerre avec le Paraguay, et comme nombreux
autres, Gil s’enrôla sous les étendards du Général
Madariaga. Pour cinq ans il participa à la Guerre de la Triple
Alliance que culmina en 1870, lorsque les forces brésiliennes
alliées capturèrent et tuèrent le dictateur paraguayen
Francisco Solano López. Finie la guerre, Antonio Gil fut convoqué
par l’armée fédérale pour lutter contre les
unionistes, mais comme il n’était pas de foi fédéraliste,
décida de déserter avec deux ses camarades.
Ils commencèrent ainsi une vie errante en fuyant d’une
façon permanente de l’autorité et en vivant du bétail
volé qu’ils partageaient avec les paysans les plus besogneux.
Après environ un an, une équipe de militaires le trouva
endormi à l’ombre d’un groupe d’arbres. A peine
les soldats le reconnurent le capturèrent, puis lui lièrent
les pieds avec une longue corde et l’accrochèrent avec
la tête en bas à un haut caroubier. En comprenant qu’ils
allaient le tuer, le Gaucho prononça ses derniers mots en les
adressant à son bourreau:
- Quand tu reviendras chez toi, tu trouveras ton fils très malade,
mais si mon sang arrive à Dieu, je jure que je reviendrai pour
mon pays et pour ton petit.
En obéissant à la voix de l’officier en commandement,
le soldat lui coupa la gorge (le fameux degüello).
Après quelques jours, quand tout le monde avait déjà
oublié le Gaucho, le soldat qui l’avait tué revint
chez lui et trouva sa femme désespérée parce que
leur fils unique était très malade. Dans cet instant il
rappela les mots de Gil. Alors il revint à la place où
ils l’avaient assassiné, il enterra le corps et pria le
Gaucho pour son fils.
Quand il revint chez lui il trouva son enfant sain.
Alors le miraculé revint de nouveau dessous au caroubier et il
construisit une croix avec des branches qui planta dans la terre tachée
par le sang de Gil en donnant ainsi origine au culte. Le Gaucho Gil
est représenté avec la couleur rouge, la couleur du parti
des colorados du dix-neuvième siècle. Tous ses ex-vœu,
drapeaux, étendards, bougies, fleurs et plaques que rappellent
et remercient pour les miracles accordés, ils sont toujours de
cette couleur."
matinée du samedi en Yacuiba
Le matin je le passe à dormir, à me réveiller et
à me rendormir au cycle continu.
Maintenant oui que je pourrais rêver Paóla, mais je suis
visité par autres pensées.
Pendant le demi-sommeil ils viennent me trouver tous les gens avec lesquels
je parlai dans la semaine précédente en Rosario et en
Salta, jusque à le cheval avec lequel j’ai randonné
les collines de cette dernière ville. Je devrais écrire,
fixer les souvenirs au lieu de me recuire en eux. Ça suffit!
À onze heures je me lève et j’envoie messages au
demi monde avant de chipoter aux étalages du marché. Je
trouve un kiosko où on vend chaque sorte de CD musicaux.
Je demande d’écouter musique populaire bolivienne et je
suis contenté. J’en choisis trois et le fillette de l’étalage
me refile rapidement des autres semblables, mais dupliqués.
- Trucho, hein?
Elle doit admettre à contrecoeur que je ne sont pas tout sot.
- Oui, trucho.
Trucho, ici tout et trucho, ou truqué, contrefait, toute la marchandise
compris les produits d’artisanat local qu’on ne sait pas
où ils soit produits.
Je dis ça au chica parce que si non elle me les ferait payer
au prix plein des originaux.
Moi aussi je suis un peu bâtard à ne pas acheter les originaux,
mais elle semble préférer que j’achète vraiment
les faux, peut-être elle gagne de plus.
Après-midi du samedi, dès Yacuiba vers Tarija.
Quand je laisse
une ville j’associe son nom à ce d’une belle femme,
qu’elle m’aie, ou non, accordé ses faveurs et ainsi
je laisse Paóla-Yacuiba et me rends sur la rue nationale pour
attendre qu’Edmundo revienne de Pocitos avec sa cargaison.
Précédemment j’ai parlé du gauchito Gil car
la trouille oeuvre étranges changements, aussi dans la profondeur
de mon corazon, blindé agnostique et renforcé avec des
barres à haut contenu d'athéisme.
J’espère que la Sainte Vierge de Luján ne la prenne
pas à mal parce que, même si je ne me suis jamais demandé
s’elle existe vraiment, en tous cas il semble qu’elle m’a
protégé dans chaque mon voyage. Pourquoi maintenant je
la trahis en passant à Gil? He bien, parce que en particulier
le Gauchito protège une race spéciale de voyageurs: les
routiers.
Edmundo est un d’eux et ainsi, en supposants que Gil protège
son camion, automatiquement il protège à moi que reste
assis à côté du pilote, lui même protégé:
c’est simple, n’est-ce pas?
Oui, je le sais qu’on ne devrait pas dire pilote, mais chauffeur
ou conducteur, mais je vous assure que le "comte" n’a
rien à envier au mythique Juan Manuel Fangio! Donc il est tout
court un pilote.
Nous parcourons pas plus de demi-heure de rue pavée vers le nord,
lorque nous trouvons une place de contrôle. Pendant que je fais
quelques pas, Edmundo règle ses pratiques et les douaniers contrôlent
la charge. À moi, personne ne demande rien et depuis un bon quart
d’heure nous pouvons repartir: et voilà qu’il arrive
le plus beau!
Dorénavant la rue se déroule en direction ouest et elle
serpente le long de la serranía, c’est-à-dire sur
la crête des montagnes. La chaussée est étroite
et le fond est nu, les cassis la règle et pour decharger l’eau
de pluie les courbes sont toutes en contre-pente.
Les camionneurs sont habitués à regarder la rue de l’haut
en bas de leur emplacement de guide et ceci les favorise en cas de bas
brouillard et surtout pour manoeuvrer à l’étroit.
Cela leur confère beaucoup de sûreté que puis ils
païen quand se retrouvent à guider une voiture, peut-être
une sportive où on guide avec le cul pratiquement par terre.
Pour moi c’est exactement le contraire: me trouver en haut il
me pousse à exagérer le danger de renversement.
Le camion est un Volvo un peu vieillot et probablement construit en
Brésil. Avec certitude Edmond me a déployé de que
modèle se traite car il est très orgueilleux de sa grosse
bête, mais le craquement inquiétant de la cabine et la
musique orientale de Santa Cruz, tirée à tout volume,
ils ne favorisent pas ma compréhension. Depuis temps je suis
en train de devenir sourd et, vraiment, aux terminaux des bus où
le bordel dépasse ce-là des pires discothèques,
je me vends pour sourd muet et je communique avec des feuillets que
j’écris au vol et j’étale dessous au nez d’employées
délicieuses en les attendrissant avec ma disgrâce.
Pendant cette première partie du trajet on monte. Edmundo m’indique
l’emplacement dont on extrait gaz naturel, une récent richesse
providentielle pour la région. Au fur et à mesure, j’en
verrai demain autre pendant le parcours et la chose justifiera mon rencontre
avec un ingénieur américain et avec Karina.
Selon Edmundo un puits seul, de six ou sept qu’ils existent, il
suffirait pour donner énergie à tout le pays au moins
par 60 ans.
Bah! Ce qu’est certains est que Argentina est le principal client
actuel et que dans les alentours de Yaquiba j’ai vu une quantité
énorme de tuyaux prêts à l’usage pour pouvoir
installer un nouveau gazoduc qu’arrivera jusqu’à
l’Atlantique. Edmundo ajoute que même les Chiliens étaient
intéressés et un gazoduc arrivant au Pacifique, mais maintenant
ne l’utilisent pas. Politique? Encore bah!
Pour le moment le pilote est relativement tranquille, l’altitude
et les précipices sont encore basse et les lacets suffisamment
larges. Bon, de toute façon ils seraient déjà suffisants
à y laisser la peau ou presque, mais le cerebrazon, néologisme
créé par moi en associant cerebro y corazon (cerveau et
cœur), stupidement il ne les considère pas tels.
Deux heures de voyage sont passées lorqu’un message radio
arrive au appareil. Edmundo me demande de regarder derrière.
De temps en temps on entrevoit un des ses collegues monter quelques
lacets derrière de nous à toute pompe (a tutta BIRRA!).
Parbleu! Dorénavant ils me manqueront les paroles mielleuses!
Tous les quatre-vingt-dix kilos de mon copain d’aventure semble
se déchargent sur son pied en forçant la tablette de l'accélérateur
à transpercer le fond de la cabine. On va, mon Dieu si on va!
Les lacets sont devenu plus fréquents et étroits.
C’est un tourniquet continu et seulement en montée la vitesse
se réduit un peu, mais il ne suffit pas, car le rallyeur prisonnier
dans la tête et dans le grand pied de mon ami, soigne la piste
jusqu’à les dernier centimètre et les roues passent
parfaitement au bord extérieur de la rue, ça admis qu’on
puisse ainsi définir ce parcours, en réalité peu
plus qu’une piste.
Quand la pente le favorise, le camion accélère poussé
par son même charge. Je pense aux freins, peut-être ils
necessitant de révision de beaucoup d’ans, mais tant Edmundo
ne freine pas autre qu’avec le moteur et s’il pince les
tambours il est seulement pour déraper! Il est fantastique de
voir avec que précision manie le volant: il impose la courbe
et il n’a pas besoin de corrections de trajectoire.
Maintenant le risque de heurter avec quelqu’un qu’arrive
de front se fait haut et il m’indique les points où regarder
trois-quatre lacets devant.
Pour le faire j’ouvre la vitre et je me penche au dehors à
risque de me faire décoller par les branches des plantes ou écraser
contre le mur de roche, friable oui, mais beaucoup plus dure de ma tête,
mais j’oublié la peur: on va! on va!
Les couilles! L’autre camion, plus nouveau, plus léger
et autant bien piloté, il est en train de nous gratter le cul,
pardon, le pare-chocs postérieur. Edmundo cède, il voit
une esplanade et il fait passer l’ami en accompagnant le dépassement
avec gestes amples de comédien en simulant une menace et en klaxonnant
au risque de provoquer un éboulement.
L’autre gagne rapidement terrain et nous reprenons un pas normal.
Nous le retrouvons dans un patelin au coucher du soleil, à l’heure
de dîner, repas que nous prenons avec lui.
Terminé de manger, l’ami à Edmundo repart tout de
suitye et s’éloigne rapidement. Nous restons encore un
peu à bavarder et à terminer la bouteille de vin rouge
local, (je parlerai du vin Bolivien diffusément: une vraie découverte
pour moi).
J’oriente la boussole en cherchant la Croix du Sud, mais il y
a trop de lune pour la voir. En comptant tous mes voyages passés,
ils sont désormais une centaine de jours ceux qui j’ai
passés dans l’hémisphère austral et pour
ma choix j’évite toujours le manque de lune dans mes calendriers
de voyage ainsi que la Cruz je ne l’ai jamais vue et je la verrai,
peut-être, jamais.
Peu importe, maintenant je suis en train de vivre des émotions
beaucoup plus forts que ni la jungle brésilienne d’Iguazù
dans les nuits de pleine lune, ni ses singes hurlants ils ne me donnèrent
jamais.
Edmundo semble instruit d’une manière insolite, en effet
il est le seul que je vois lire le journal et aussi il le fait avec
attention, en ignorant les nombreux articles sur Maradona.
Il est une des peu gens qu’ils ne me cassent pas les pieds en
me demandant de nos équipes Milan ou Juventus.
Ici, mais particulièrement en Argentine, j’ai trouvé
gens qu’il sait tout de notre championnat, qu’il le suit
avec le satellite et que semble se vexer quand je leur dis que le foot-ball
ne m’intéresse pas.
Mon ami camionneur aussi a une très belle calligraphie et il
me le montre lorqu’il me laisse son adresse. Non, vous ne craignez
pas: je ne suis pas en train de tomber amoureux de lui, mais de la Bolivie
sì.
Nous partons. Les premières deux heures sont de pénible
montée. Plusieurs fois nous devons manoeuvrer pour faire passer
les bus et les camions que nous rencontrons. Edmundo regarde dans le
miroir seulement et il fait marche arrière avec extrême
précision. Sa connaissance du parcours est absolue, mais maintenant
il commence à avertir la fatigue et quoi qui fait?
Il se met à mâcher feuilles de coca. Moi aussi j’en
ai acheté un sachet: je divise la feuille en deux, détache
le palito (la partie centrale ligneuse) et la passe au compagnon.
De temps en temps j’en mâche une et je crée el bolo,
c’est-à-dire que je la tiens parmi les dents comme on fait
tout le monde ici en ressemblant Luis Armstrong quand il joue la trompette
en gonflant les joues comme un crapaud.
C’est à moi un outre devoir que je remplis de quand nous
sommes partis, c’est de lui allumer les clopes. Je suis en train
de voyager aux trente blondes le jour, mais il me dépasse trois
à un. Il fume, mâche et crache. Il crache, mâche
et fume, continuellement.
Même si le camion ne semble pas un arbre de Noël comme ceux-là
des espagnols, monte nombreux feux supplémentaires, de toute
façon la comparaison à un rallye est approprié.
De temps en temps nous éteignons les phares pour quelque mètre
de sorte de déterminer dans l’obscurité les feux
de éventuels véhicules que nous viennent rencontre.
Désormais nous sommes en voyage de plus de six heures et enfin,
pour le pauvre moteur, il prévaut la descente. Dorénavant
la fonction des pistons est principalement de freiner. Ça ne
suffis pas! pour la rue on rencontre vaches errantes. Pour sourvivre
elles sont contraintes à chercher de l’herbe même
la nuit, car aux alentours ils prévalent des arbustes pas comestibles,
non plus à leur estomacs de fer.
Ce qui nous mettons sous est, par contre, un ânon. Edmundo freine,
mais le camion se met de travers et ne s'arrête pas. Je heurte
violemment contre le cristal et reste un long moment étourdi
avant de descendre. L’âne y a remis la vie et le camion
part de la vue, car un phare principal s’est brisé.
Toutefois ça n’est pas le pire. La partie postérieure
du caisson a heurté avec violence contre la montagne en émiettant
le grès qui compose la roche rougeâtre. On est abîmés
les ridelles et le blé est en train de tomber. On pourrait continuer,
mais en perdant une grande quantité de la cargaison.
Nous enlevons l’animal mort, Dieu s'il pèse, et cerclons
un parking que nous trouvons à peu près d’un kilomètre.
Maintenant il ne reste pas y qu’attendre.
Vingt minutes et il passe un Toyota 4x4.
En Bolivie neuf véhicules sur dix sont Toyota. Le conducteur
est seul et il nous fait monter. Je passe arrière. Il y a ici
heureusement les courroies de sécurité qui manquaient
sur le camion. Il me fait mal la tête, mais je m’en foute
de ça, en plus ne me semble pas d’avoir rien de cassé
et les signes d’ecchymose disparaîtront demain, donc, ce
n’est rien.
Si Edmundo était Fangio, celui-ci est Schumi! L’ami se
vante de parcourir les 266 kms entre Yacuiba et Tarija en moins de quatre
heures contre les neuf du Bus et des camions. Il exagère, mais
pas tout à fait.
J’en ai assez: je ferme les yeux et me pelotonne dans ma sphère
de peur. Cette fois-ci c’est veritable trouille et la mauvais
fin de l’ânon m’angoisse.
Il passe une demi-heure pendant laquelle, malgré les ceintures,
je viens ballotté de-ci de-là. Je ne m’aperçois
pas d’être en train d’ingérer la coca. Parbleu!
Je ne voudrait pas qu’il me vînt mal au ventre. Je crache
tout dans le mouchoir et je renais: si je dois crever dans un ravin
de la sierra je veux au moins me jouir du spectacle. Je me place au
centre de la siège postérieur pour y voir mieux et je
participe mentalement aux échanges de marche, aux coups de frein
et aux accélérations.
L’auto est une modèle neuf flambant et il va comme une
épouse la première nuit des noces. Nous nous mettons à
chanter, quelle chose je ne sais pas, mais moi aussi je chante. Enfin
l’asphalte arrive et je vois à la lointain les lumières
de Tarija. L’ami détache la double traction et dorénavant
il procède lentement, évidemment les rectilignes ne le
provoquent pas ou il craint la police, toujours à la recherche
d’excuses plus ou moins valides pour extorquer de l’argent.
À quatre heures du matin mes nouveaux amis me déchargent
devant à l’hôtel Grand Buenos Aires, dès qu’une
quadra (25) derrière la place principale de la ville.
Edmundo refuse mon argent, il dit qui ne m’a pas entregado (26)
comme on doit. L’autre copain hachette bien volontiers et je suggère
de les diviser entre eux. Ils font ainsi finalement.
Ah! j’oubliais l’alcól! Edmundo me donne una petite
bouteille du tord-boyaux. Je la débouche et leur offre un tour.
Bien que bien élevés, les deux n’acceptent pas.
Alors je bois tout seul, à la santé de tous... gasp! Maman
quelle chose terrible! Ils seront au moins 90 degrés: alcool
presque pur. Maintenant je comprends leur refus et parce que le commerce
de ce feu liquide soit interdit.
Nous nous faisons un éclat de rire, puis une embrassade. Je ne
les verrai jamais plus.
Malheureusement je ne rappelle pas le nom du pilote du Toyota et non
plus lui ai demandé l’adresse.
Dimanche matin en Tarija
Même qu’en Yaquiba, cet hôtel est assez nouveau et
très accueillant, quoiqu’il soit plus économique
de ce-là. En plus ici il y a cinq emplacements Web. C’est
incroyable combien d’internet point et internet cafés on
trouve en Argentine et Bolivie. Il en existe un presque chaque quadra,
toutefois, à sept heures de soir il est impossible de trouver
un ordinateur libre car les gamins les assiègent pour chatter
et vidéogamer. Le coût? En Argentine un peso à l’heure.
Avec l’échange 4/1, ça signifie trente centimes
d’Euro, plus ou moins.
Je monte en chambre et inspecte le bain. La sûreté est
de tout à fait négligé. En Italie on paierait des
amendes salées et on finirait en prison. Celui-ci est passable,
mais en autres endroits les câbles électriques passent
librement partout et ce n’est pas exagéré de devoir
mettre en compte de tomber raide mort.
Après d’une heure de inutiles tentatives je ne réussis
pas à m’endormir: encore ma citrouille est en train de
courber et de déraper et je me remue comme si le lit fût
en mouvement comme une auto en marche. Je crains de tomber du lit à
chaque courbe, donc je descends dans le hall et me mets devant de l’ordinateur
à écouter en coiffe les CD achetés au marché
de Yacuiba.
Enfin il arrive l’heure de petit déjeuner et je me rétablis
avec un bon gueuleton.
Il est "normal" maintenant que je dorme non plus que cinq-six
heures chaques deux jours. Malgré cela je marche comme un train,
comme le Paris-Lion, ou mieux, je me sens vraiment un lion.
Je balaye le papier de la ville et l’imprime en trois copies pour
y pouvoir écrire des annotations. Je vais en la place principale
et après d’avoir orienté la carte je suis prêt
à explorer cette ville-ci qui vient définie:
la succursale du ciel,
ou:
le dernier jardin de l’Eden.
Croyez-moi: c’est vrai.
Fleurs! fleurs et fleurs, en particulier beaucoup des roses m’attendent.
Les places européennes, d’origine médiévale,
sont arides et leur beauté reste dans la pierre. Au contraire,
ici au Tropique du Capricorne, la beauté on trouve dans les plantes
et dans les fleurs. La place est très propre et ma clope me va
brûler les doigts. Je ne peux pas la jeter, j’aurais honte
comme un voleur cueilli sur le fait. Je regarde devant et à côté
et ne vois pas de corbeilles à papier. Maintenant le mégot
me brûle vraiment et on sent l’odeur de viande à
la broche. Parbleu! La corbeille est derrière moi! Je presse
mégot le sur la plaquette métallique et la jette à
l’interieur, sûr de l’avoir éteinte.
En me suçant les doigts j’entre au Bufalo, un bar que m’inspire.
Ici je rencontre le massif Juan Carlos, peu plus qu’un garçon.
Incroyablement j’ai toujours à que faire avec des géants
dans un pays où la plus grande partie de la gens est petite.
Les filles sont hautes plus ou moins un mètre et demi et tout
au plus elles pèseront quarante kilos trempés. Les tarijeños
(27), Juan Carlos compris, se vantent que leurs femmes sont les seules
à disputer le titre de Miss Bolivie à celles de Sainte
Cruz.
C’est vrai, mais elles sont choisies en vue du concours de Miss
Monde et ils les élisent le plus voisines au modèle de
beauté occidentale, modèle blondinette bien cuissée
d’un mètre et soixante-quinze au moins. Je considère
la beauté féminine comme la bonté du vin et des
autres choses locales. Je veux dire: comme à l’étranger
je ne mange pas de spaghetti, autant je tâche d’entrer dans
la mentalité de mes hôtes en appréciant les canons
locaux de beauté féminine.
Les filles qui servent au bar avec Carlos en sont un modèle et
elles m’enchantent avec leurs cheveux jais, fins et lisses, avec
leurs yeux légèrement en amande en confirmant le passage
de l’étroit de Bering par leurs aïeux 4.000 auparavant.
J’ai déjà dit qu’elles sont petites avec l’air
d’éternelles fillettes, et leurs seins minuscules réconfortent
l’équivoque. Et puis elles parlent un castillan très
doux et correct que m’enchante. J’en prendrais une d’elles
en bras!
Mais quoi je vois! La machine express. Enfin un café moulu, vrai
et non le nescafé.
Karina, une beauté type "occidental" comme auparavant
j’ai spécifié, elle entre avec un type que je reconnais
pour Américain à cause de son accent particulièrement
large.
Encore je ne sais pas qu’elle s’appelle ainsi, mais je sais
que je la connaîtrai et me le dira. La fille fait à interprète
au yanqui (28), un ingénieur minier en déplacement. Elle
est une de celles filles patientes qu’on peut loué par
des agences parce que t’accompagnent: une hôtesse un peu
particulier. Je me demande si cet soir les deux ...
Bah! nous espérons que oui, tant moi, je ne suis pas jaloux.
Avec figure de bronze j’entre en conversation en priant à
Karina de demander au mister, d’étranger à étranger,
s’il la pense comme moi sur la beauté de Tarija. Avant
que m’arrive la traduction je déjà comprends qu’il
est d’accord sur définir cette ville the best of Bolivie.
J’exagère en ajoutant que selon moi c’est the best
du Sud-Amerique et je suis immédiatement puni: Karina est originaire
de Sainte Cruz et elle feint de se fâcher.
L’ingénieur et moi, nous continuons avec une liste de ville
latin Américaines qui nous ont étonnés. Je regrette
déclasser Valparaiso, Curitiba et Salta (29) , jusqu’ici
premières dans mon classement, mais je suis fait ainsi: la dernière
ville que je vois est toujours la plus belle.
Je laisse tranquilles les deux et à voix basse, demande à
Carlos s’il connaît la chouette nana.
Il me cligne de l’oeil. Ok. Après… après.
Les deux s’en vont et mon complice confirme ce que je pensais:
celle-là plume les touristes richards, mieux la perdre que la
trouver, d’ailleurs elle n’est pas une beauté typique,
je me répète, comme le célèbre renard dessous
au trop haut filer du raisin.
Le chapaca (30) typique je la rencontrera au retour à l’hôtel.
Malheureusement pour moi, même comme Paóla, elle est marié
et je ne peux pas me hasarder en propositions plus ou moins indécentes.
La fille est la réceptioniste du service pendant la journée.
Très gentil et bavarde elle me fournira une grande quantité
de nouvelles utiles, encore plus de Paóla en Yacuiba.
Dimanche après-midi en Tarija
Tarija m’enchante, toutefois au même temps un peu je m’ennuie
dans ce rôle de touriste classique: musée, églises,
parcs. Je photographie à la Japonaise tout ce qui vois.
Dehors d’un restaurant je vois une petite fillette dans un chariot
lié à un pilot parce que ne fuie pas, peut-être.
Je le photographie: je suis en train de sortir de la mentalité
nipponne souveniristique- paysagiste-monumental pour entrer en celle
des célèbres reporteurs de "situations". De
chaque façon et en parlant techniquement, je vaux peu comme photographe,
me fais presque dégoût et enfin remets la machine.
En revanche aujourd’hui j’entends me nourrir et boire comme
un cochon: c’est le jour des péchés de gorge. Je
viens savoir que dans les alentours on produis vins exceptionnels. Comment
ne les pas essayer?
Entre les cépages différents, principalement d’origine
française comme en Argentine, Uruguay et Chili, ici on plantent
aussi la Barbera et à le faire c’est un producteur d’origine
allemande, un certain Don Julio Kohlberg Chavarría. Les vignobles
de ce méritant monsieur on trouve à une altitude de 1950
mètres sur le niveau de la mer.
Il semble être un record. Mais maintenant dites-moi vous: comment
je pourrais ne pas essayer une bouteille de Barbera? Le poisson de fleuve
que j’ordonne c’est le Surubì, un poisson savoureux
qui est servi aux tranches. Je pensais qu’il etait exclusives
du Paranà et je suis content de le retrouver ici. Par le vin,
je considère que si le rouge va bien avec le thon, il accompagnera
autant dignement le Surubì et je confirme la Barbera de 2001.
Délicieuse! Je ne me repens pas. Juan Carlos me tient pour le
dîner la demi bouteille que reste imbue. Le soir je mange le matahambre,
typiquement Argentin, mais que je trouve même ici dans la liste
du Bufalo. Autre viande de spécialité locale ne m’inspire
pas. Ce qui reste du Barbera ne me suffit pas et je m’égoutte
un autre bouteille d’une variété locale qui maintenant
ne me rappelle pas le nom. Légèrement pompette (quand
je tourne tout seul, ne peux pas me permettre de cuite dignes de tel
nom), je vais dormir tranquille en ignorant les attraits, du reste insuffisant,
de Tarija by night.
Dormir, oui que je dors! une dizaine de belles et bonnes heures. Ils
me serviront, parce que dans les prochains trois jours je ne prévois
pas de dédier plus que six heures au sommeil.
Lundi en Tarija
Je me réveille un peu hébété et j’essaie
de me donner une secousse en jouant avec les robinets de la douche.
Décidément j’ai peu du Finlandais et à la
première giclée gelée je rouvre l’eau chaude
et me brûle. Il suffit de lambiner! je pique sur le tiède
prolongé et je fais bien parce qu’il semble que chaque
minute m’allège l’âge d’un an. Je m’arrête
à vingt, on ne faut pas exagérer jamais.
Maintenant je suis carburé bien et prêt à sortir
pour une excursion avec les grosses chaussures de montagne que depuis
jours me pèsent dans le sac. Le but est Tomatitos, un endroit
déliciueux avec un petit lac et des cascades, aujourd’hui
libre des turistes et presque tout à moi. Je parcours environs
cinq km en taxi et puis je descends pour continuer à pied. Quelqu’un
est en train de fair le bain dans le lac, mais à moi m’attire
la cascade. Je grimpe sur difficulté de premier et seconder degré
à côté du saut d’eau en tâchant de me
tenir sur le sec.
Parbleu ! Les trent’ans que je croyais avoir perdu au-dessous
de la douche, je me les retrouve ici en chaque anfractuosité
de la roche. J’arrive heureusement au sommet des 60 mètres
de dénivellation, avant d’aller en déficit et me
retrouver plus âgé de ce que je soit effectivement. Descendre
par où je suis monté ne me plaît pas. Sur ces moindres
difficultés je ne sais jamais si me mettre fasse à la
vallée ou plus prudemment fasse à la paroi. Dans le doute
je fais un ample tour, d’ailleurs le but était marcher
et ne pas escalader. à force de tourner parmi une nature charmante,
après une heure je me trouve de nouveau dans les alentours du
lac et j’entre dans un petit restaurant.
Sans que je le demande le mozo me serve le chicha de camote. Il me semble
impossible, mais cette boisson se fait avec les pommes de terre. Elle
n’est pas alcoolique comme je m’attendais, mais c’est
très désaltérant. Le mozo m’explique que
l’alcool que je cherche a beaucoup de noms, mais il faut d’être
toujours à base de maïs et celle que devrait me plaire de
plus c’est la cochabambina.
En indiquant le petit lac je demande s’il y a poisson pour déjeuner.
Le mec n’est pas trop d’accord. Le poisson est ici de dimensions
petites et il n’ose pas me l’offrir. Alors je m’aventure
dans une dissertation dimension-qualité et le convaincs à
me cuisiner ces fretins qu’ils étaient destinés
à son déjeuner et de la famille du locale.
Je ne l’eusse jamais fait! Ils sont exquis, mais beaucoup bondés
d’épines de façon de rendre la mastication une vraie
torture. Je survis en souriant, non seulement aux épines, mais
aussi au vin qui quand je l’avale me fait écarquiller les
yeux.
Il me semble de rappeler que Carlos m’avais parlé de ce
bizarre phénomène provoqué par certaines piquettes
locales. De toute façon le repas est excellent et je m’en
vais satisfait, quoique en crachant épines de temps en temps.
Maintenant je me consacre aux antécédents historiques
de la ville. J’ai déjà acheté une paire de
livres, les deux le plus sérieux de combien de je ne sois pas,
c’est-à-dire au risque de ne pas être lus une fois
revenue chez moi.
Je traverse sur un pont qu’il franchit le fleuve Guadalquivir,
un nom un peu important pour un cours d’eau de dimensions assez
modestes, mais le parc qui m’attend est, en parlant historiquement,
de importance énorme pour l’Amérique Latine. Ici,
en 1817, arriva une des batailles décisives qu’il mena
à l’expulsion des Espagnols pour oeuvre des criollos (31)
révolutionnaires.
Non seulement, mais bien sept ans en avant, en 1810, les Tariqueños
avaient déjà déclaré l’indépendance
de sa province, premieres entre tous en Amérique Latine. Par
la suite, quoique culturellement plus voisins aux Argentins, (ils conservent
à tout aujourd'hui l’usage de vos (32) en lieu de tú),
les tariqueños optèrent pour s’unir à la
république bolivienne.
Le choix fut forcé peut-être, de chaque manière
en 1838 on combattit la dernière guerre fratricide contre la
fédération des provinces argentines, pendant que celles-là
par contre auraient continué à se massacrer entre eux
environ jusqu’à le 1890, quand l’hégémonie
de Buenos Aires se fit écrasante.
Lundi soir
et nuit du mardi, de Tarija à Aguas Blancas.
Il se rapproche l’heure du départ.
À la gare des bus j’achète un billet compréhensif
de la partie Argentine du voyage. Je voyagerai avec la compagnie Bolivien
Narvaez jusqu’à Bermejo et, franchie la frontière,
avec le Veloz du Norte d’Aguas Blancas jusqu’à Jujuy.
La rue qui nous affrontons n’est pas très différente
de celle du soir précédent, mais ils sont en train de
l’élargir et en quelques traites en asphaltant. Cette voie
semble que deviendra l’artère principal d’échange
commercial entre les deux nations. Maintenant, les travaux en cours
imposent déviations continues et ils comportent cahots tels de
te détacher l’estomac.
Seulement les classiques chèvres manquent sur le bus, mais en
revanche il y a douzaines des petits enfants qui pleurnichent en se
donnant l’échange continuellement. À côté
de moi une dame grasse occupe aussi un bons trente pour cent de ma siège:
ce sera dure, mais seulement pour un temps de six heures. Moi encore
je rappelle la traite de 21 heures entre Ezeiza et Salta, assis à
la place 11, près de la porte et où une barrière
empêche d’allonger les jambes.
Peu après minuit nous descendons à un bar pour nous dégourdir
les jambes et nous nourrir. Nous avons temps vingt minutes à
peine. Je connais ici la personne qui toutes les voyageurs voudraient
rencontrer: il parle lentement, clair et aussi est une riche source
de renseignements. Tout de suite il me désenchante: aucun employé
du Veloz viendra me chercher au Bermejo. Il me confirme, comme aussi
la Lonely Planet explique, que vraiment il existe un service de bateaux
pour descendre et traverser le fleuve, mais qu’il ne fonctionne
pas pendant la nuit profonde.
Tiens, ça m’emmerde! Je ne peux pas attendre bien après
l’aube car le Veloz part à six heures et je ne suis pas
sûr d’arriver à temps. Bah, peut-être qu’il
vaut mieux ainsi, parce que je me la joue que au bord des lances il
n’y a pas de ceinture de sauvetage, très importants en
cas de naufrage pour un nageur moins que médiocre comme moi.
(Quand à Rosario je visitai son île je m’assurai
pour premier chose de l’existence de cette protection et je la
mis pour preuve sous l’oeil amusé des excursionnistes.)
Le type me suggère de prendre un taxi et faire me porter à
la frontière avec ce plus rapide moyen de transport. Arrivé-y
à Bermejo nous nous saluons.
Parbleu! Je suis le seul passager qui passera la frontière.
S’il y fût quelqu’un d’autre des locaux qui
traverse je pourrais le suivre sans me presser les méninges sur
ce que je doit faire et me sentirais plus tranquille car les chauffeurs
de taxi ont un air patibulaire. Il fait noir comme dans un four car,
bien que la lune est pleine, elle est cachée par un manteau de
nuages qu’il envahit tout le ciel et y manque seulement la pluie.
Avant de partir, pour non me siroter un nescafé, je prende un
mate (33). Ici on serve comme le the, en sachet, chose qu’il ferait
horrifier un vrai argentin.
La fille du bar est très disponible, dans le sens des renseignements,
nous ne nous méprenons pas, por favor, et elle aussi m’avertit
de ne pas donner plus que cinq Bolivianos au chauffeur de taxi qu’il
en demandera dix. Je la salue et pars avec ce drôle type: de nouveau
je mit les monnaies dans le poing. Nous nous mettons à bavarder
et tout de suite il me demande qui m’a dit des cinq Bolivianos.
Certainement je ne vends pas la fille et j’affirme qu’il
est écrit sur ma guide.
Ce garçon ne semble pas vraiment un ancien ingénieur et
son amour pour les livres, s’il en a jamais eu, il nuance de coup.
Il regarde ma bible et secoue la tête. Maintenant je me tranquillise,
au moins jusqu’à quand nous sortons du pays et lui commence
à piler sur l’accélérateur. Comme la majorité
de chauffeurs de taxi au monde il voyage toujours en prise directe et
il ne change pas de vitesse dans les courbes étreintes . Mais
vraiment à moi touchent tous les Ayrton Senna du Sudamerica?
Heureusement la frontière est ouverte: j’en avais entendu
de toutes les couleurs et si le passage eût été
interdit jusqu’à sept heure, j’aurais certain perdu
la coïncidence avec le Veloz Du Norte.
Je vous expliquai hier ce qu’est un estafa, maintenant vous découvrirez
ce qu’est une mordida, littéralement une "morsure",
ou mieux: une extorsion. Comme ma guide dit, les douaniers n’ont
pas aucun droit à vous demander argent pour apposer le timbre
de sortie sur le passeport. Eh bien, le finaud de service se met à
bavarder amicalement comme j’avais déjà expérimenté
avec les garçons de la douane argentine. Je le tiens à
l’oeil et celui-ci colle le timbre. Je pense de montrer les talons
et je fais pour retirer le document quand il me demande dix bolivianos.
Parbleu, non! Ce n’est pas le chiffre à m’irriter,
ridicule pour moi (pour la première fois je tourne le monde avec
une devise forte comme l’Euro dans cette période), mais
c’est la violence du fait, bien lointaine de la finesse de l’escroquerie
de l’entrée à Bolivie. Je suis un type téméraire
et prudent dans le même temps, mais je considère que je
suis seul, que ce sac de merde est un public officiel et que son mot
vaut plus que le mien, qu’il pourrait inventer ce qui veut et
me flanquer en prison ou, encore pire, me jeter dans le fleuve.
Ça va bien, étron, tiens-toi le blé! Merde! À
peine j’ai donné les derniers bolivianos de pourboire à
la chiquita du bar! Nom d’un chien! Je dois lui demander si hachette
pesos argentins! Certainement qu’il accepte le foutu, ainsi quelque
chose il gagne encore car 10 pesos font de plus que 10 Bolivianos. Toutefois
une satisfaction je me l’enlève:
- Ce n’est pas que vous me relâche un reçu, vrai?
Je prononce la phrase en accompagnant un éclat de rire le plus
sardonique-insolent comme jamais je suis réussi dans ma vie.
Je peux l’affirmer avec sûreté car je me vois reflet
dans les vitres de la fenêtre. L’ami, on fait pour dire,
il comprend bien chose j’insinue et maintenant son parler se fait
confus et je ne réussis plus à comprendre, de chaque manière
la reçu je me la peux rêver. Peut-être pour peur
que je m’adresse à un officier, que de toute façon
je ne vois pas dans les parages, il m’accompagne jusqu’à
le le début du pont sur le fleuve Bermejo. Je ne le salue pas
et m’achemine.
Une centaine de mètres et j’arrive à l’emplacement
argentin. Une femme seule, non plus en uniforme, me contrôle le
passeport et il fourre son nez entre mes choses dans le sac.
Je lui demande comme je peux faire à m’apporter jusqu’à
la ville de Aguas Blancas. Elle me suggère d’attendre au-delà
de la barre jusqu’à que quelques taxis arrives en portant
quelques idiot comme moi intentionné à traverser la frontière
en sens inverse.
Vraiment elle ne me donne pas du idiot, elle est presque gentil, mais
je sais de l’être pour m’embarquer en semblables aventures
dans la nuit. J’attendrai bien une heure avant d’être
recueilli par une auto publique. L'alternative est parcourir cinq km
à pied.
Une heure à marcher devant et en arrière sous la menace
d’un orage tropical en compagnie de deux chiens errants auxquels
je offre les restes d’un sandwich.
Ils s’en foutrent des frontières.
FIN
( 1) hincha pelotas = emmerdeur
( 2) cara pálida = visage pâle
( 3) Bolivianos => un Euro = environ 10 bolivianos
( 4) sombrero = chapeau
( 8) estafistas = escrocs, [estafa = escroquerie, duperie]
( 6) por supuesto = évidemment, naturellement
( 7) le titre italien, pris par la locution très employée:
“Bolivia a tutta birra” (littéralement: Bolivie à
toute bière), exalte davantage qu’en français le
rapprochement entre boisson et vitesse.
( 8) encomiendas = paquets envoye par le bus.
( 9) mormon = je parlerai un autre moment de problèmes diffusément
pièces religieuses et d'une tentative de convertir le soussigné,
en le sauvant du démon de l'alcool [raté, por supuesto].
(10) campera = veste en coton, légère et avec beaucoup
de poches de l'apparence militaire.
(11) Salta = très belle ville d'origine coloniale, capital du
folklore du nord-ouest de l'Arentina et base de mes incursions.
(12) Ferrocarriles = Chemins de fer. Je parlerai de ce problème
en avenir en utilisant les mots du journaliste écrivain argentin
Tomás Eloy Martínez et de l'autant écrivain et
journaliste mais Espagnole, Marita Torres.
(13) kiosko = Magasin au détail improvisé en général
situé dans un angle d'une quadra.
Il se trouve y de tout, des cigarettes aux préservatifs, des
mouchoirs de papier au sachet de feuilles de coca à mâcher.
Dans les derniers ans, en conséquence de l'effondrement de l'économie
familier de la classe moyenne les kioskos sont fleuri comme les champignons.
Maintenant on parle d'empêcher qu'ils vendent bière et
liqueurs aux mineurs pour limiter l'accroissement des alcooliques entre
les nouvelles générations.
(14) villas miserias = bidonville
(15) "les douaniers sont distraits par la "mordida" c'est-à-dire
le pot-de-vin. La "coima" c'est-à-dire la corruption
sont ici une institutions.
(16) el comercio de las hormigas = le commerce des fourmis dit aussi
la voie des fourmis.
(17) el asunto = l'affaire.
(18) Fernet = liqueur milanese
(19) Ron = ruhm
(20) Sainte Vierge Prune = la protectrice des constipés.
(21) soltero = célibataire
(22) calle = voie de ville
(23) mozo = le garçon
(x3) ñandú = oiseau semblable à une autruche, mais
très plus petit, typique des pampas.
(25) quadra = complexe de maisons de cent mètres pour cent typique
des villes d'origine espagnole.
(26) entregado = remis, comme une marchandise, hihi!
(27) tarijeños = habitants de Tarija
(28) yanqui = Yankee
(29) Valparaiso, Curitiba et Salta = chacune des trois villes est co-protagoniste
de mes récits: Valpo, Nossa Senhora de Luz dos Pinhais de Curitiba
et Quatre jours en Salta
(30) chapaca = habitant de la région de Tarija
(31) criollos = descendants purs d'Espagnols, mais natals en america
(32) vos - tú = en tout le bassin du Plata on utilise le vos
qui n'est pas le nôtre vous, mais on utilise comme le nôtre
tu. Le vous il n'existe pas et on utilise le Usted, comme le Lei italien.
(33) mate = infusion de feuilles et rameaux broyés, typique de
la zone du plata. Il mériterait un approfondissement.